théorie

Écriture photographique

Il semble aujourd’hui naturel pour tous de prendre des photographies. Il est plus difficile de partager les images en éludant le commentaire. Alors la photographie serait elle muette au point de ne pas discourir sans l’aide de son précieux texte ?

Que nenni ! simplement une image possède plusieurs discours, on dit qu’elle est polysémique mais elle possède aussi plusieurs niveaux de discours. La polysémie de l’image repose sur la compétence de spectateur que nous sommes lorsque nous regardons une image. Notre culture, notre faculté d’observation feront de nous un spectateur averti ou non de cette photographie. Le principe comparatif cognitif va nous poussez à comparer les éléments constituant cette image à des éléments connus de nous. C’est le processus d’appropriation bien connu des psychanalystes. Nous nous approprions le monde par nos expériences de celui-ci, dans ce cas l’image semble banale presque familière pour tout citadin. Portant à regarder de plus prêt, le bonhomme vert a une forme particulière.

Cette photo a été prise à Berlin anciennement Est et le graphisme de l’icône est différent de Berlin Ouest. Ce détail montre que non seulement il faut être très observateur mais cette première analyse se heurte à notre culture géographique. Ainsi lorsque nous regardons une photographie, notre capacité à construire un discours proche de celui du photographe est en parti dicté par les connaissances que nous possédons sur les éléments constitutifs de l’image. Mais il se peut à l’inverse que le photographe prenne une photo sans la connaissance nécessaire à une lecture « géographique ». Dans ce cas qu’est ce qui motive la prise de vue ?

Il semble alors qu’autre chose ai poussé au déclenchement. Cela peut être le simple jeu graphique, la capacité a jouer avec les couleurs, ou simplement à garder un bon souvenir. Là nous abordons les niveaux de discours de l’image. L’implication du photographe à produire une image sensée. Finalement la capacité d’une image à produire des sens est clairement dévolu au photographe et à la rencontre de l’image avec le spectateur. L’écriture photographique est à ce titre une intelligence collective.

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