multimédia

1 Million d’heures de vidéos / jour

Chaque jour plus de 1 000 000 heures de vidéo sont posté sur le net. À elle seule la plateforme Youtube comptabilise 600 000 heures/jour. Quelques autres plateformes existent comme Daylimotion ou Viméo sans compter les plateformes chinoises Meipai, Youku et Tencent pour les plus connus.

Mais de quel type de vidéo s’agit il ?

Pour la plupart il s’agit de vidéo « instantanée » faites au smartphone ou avec un compact photo. Dans une perspective technique et historique nous voyons bien que ces vidéos ne relèvent plus vraiment de la technique cinématographique mais de la photographie animée. Bien souvent il s’agit de réagir devant un évènement qui se produit devant nous. Dans ce contexte ces vidéos seraient plus proche du reportage sur le vif comme pouvait l’être les photographies de correspondants de guerre.

Pourquoi ces vidéos ne sont pas des films ?

Et bien parce qu’elles n’empruntent au cinéma aucun code de construction narratif. Là ou le film nécessite un synopsis, un scénario écrit au préalable, un tournage et surtout un montage, Ces vidéos instantanées se contentent de capturer une tranche de temps sans construction préalable et surtout sans aucun montage. L’écriture et le message étant contenu dans l’action qui se déroule devant l’objectif. Si l’on voulait rapprocher cela du cinéma ont pourrait éventuellement dire que c’est un plan filmique au sens technique. Cependant même si un plan n’est pas dénué de sens il ne propose pas un discours comme l’entend Christian Metz dans son ouvrage ” langage et cinéma ”.

Comment définir ces objets hybrides ?

Il est difficile de qualifier ces instantanées vidéo mais il est certain que des nouveaux codes se mettent en place. Une nouvelle construction narrative s’opère sur mode de consommation de ces vidéos qui bout à bout font sens et donne à penser que l’on pourrait envisager un modèle d’écriture à partir de ce comportement. Par ailleurs ces objets vidéos répondent à un outil particulier qui construit les usages de demain à partir des usages d’aujourd’hui, j’ai nommé le smartphone. La société du divertissement étant très friande de scènettes réelles, voilà un vivier intarissable lui permettant de proposer ces bonbons sucrés et rapide à manger à une population se désintéressant de la culture classique considérée comme une production élitiste et bourgeoise. Il est vrai qu’en terme économique, la rentabilité est assurée par un modèle qui ne rémunère pas la production de contenus.

Les contenus qui rapportent à leur créateur existent bien sûr mais ils sont marginal sur la production tout en concentrant une grande part de l’audience. Mais cela est un autre sujet !..

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